Le programme d’échange Episode VI – Le départ et la merde que ça engendre

Un mois s’est écoulé entre le précédent article et celui-ci, c’est le moment de préparer ses valises pour le départ.

Et faire ses valises, c’est vraiment tout un programme !

Tout d’abord il faut savoir que tu peux pas prendre n’importe quelle valise, déjà,  il faut respecter la taille et la limite de poids imposée.

Et après avoir rempli ces conditions, tu dois penser à toutes les choses potentiellement dangereuses pour la sécurité nationale,  comme une bouteille d’eau, ou une lime à ongle.

Tu réalises également que tu ne pourras pas emmener certains de tes chargeurs pour la simple et bonne raison que les Etats-Unis tournent aux 110 volts. Tu vas apprécier de passer 5 mois sans sèche-cheveux, surtout quand il va faire -20 dehors !

Evidemment, quand on prend l’avion, faut quand même se pointer à l’aéroport quelques heures avant le départ, donc il est recommandé d’être sur Paris la veille, pour être sûr.

Et se lever à 6 heures pour prendre un vol qui part à 11, pour être sûr.

Si comme moi, pendant l’enregistrement en ligne du billet vous avez donné votre numéro de téléphone à la compagnie aérienne que vous avez choisi, bon courage.

Non seulement tu es stressée par le départ, mais en plus tu reçois un SMS à 3 heure du matin pour te dire que ton avion aura du retard.

Puis un autre à 4, pour te dire qu’il aura encore ½ heure de retard

Puis encore un autre à 5, parce-que finalement, un peu plus un peu moins…

Arrivée à l’aéroport, avec tout de même de l’espoir, parce-qu’on sait jamais, tu te rends compte que le seul avion avec 1 heure et demi de retard, C’EST LE TIENS HAHAHA.

Evidemment, vu que ton avion est en retard, tu vas rater ta correspondance à Chicago, donc tu es mise sur un autre vol qui te fait arriver 4 heures après l’horaire prévu.

Ce séjour d’étude commence bieeeeen.

Mais heureusement tu ne voyage pas seule. Ça fait un soutiens moral, c’est déjà ça.

Après quelques heures d’attente à l’aéroport nous décidons finalement de passer la sécurité pour entrer en salle d’embarquement.

Enlevage de ceinture, vidage de sac pour mettre tous les objets électronique/métalliques et autres dans les bacs, et évidemment, interdiction formelle d’avoir un liquide quelconque sur soit (eau/crème, etc.)

Et c’est parti pour 9 heures de vol en direction de Chicago, ce qui est tout de même relativement long, il faut se l’avouer. Tu t’ennuies, tu as froid, tu regardes deux film et mange un genre de sandwich à la dinde avec en guise de pain un genre bretzel, tu remplis le papier de la douane pour dire que non, tu n’amènes rien d’illégal sur le sol Américain, et tu arrives enfin à Chicago.

C’est là que l’aventure commence vraiment, quand tu sors de l’avion et que tu ne sais absolument pas où aller. Finalement, il vous vient, à toi et ta camarade de voyage, la merveilleuse idée de lire les panneaux/demander aux gens, et vous vous retrouvez dans la file d’attente pour passer à l’immigration.

File qui dureras finalement DEUX HEURES pour finalement qu’on te demande combien de temps vous restez, ce que tu fais. Deux heures d’attente pour 30 secondes de discussion.

Comme une impression de déjà-vu, pas vous ?

Passé l’immigration, il faut retrouver ta valise, mais étant donné que tu as passé 2 heures dans la file d’attente, elle a déjà été enlevée du tapis roulant.

Tu demandes à une personne, qui demande à une autre personne, qui trouve les valises.

VICTOIRE !

Heureusement que ton prochain vol est dans maintenant 2 heures, ça laisse au moins le temps de trouver le bon terminal dans ce que labyrinthe qu’est l’aéroport de Chicago.

Arrivée à la sécurité, les choses ne s’arrangent… pas vraiment.

Non seulement tu dois encore vider tes sacs, la routine quoi, mais la sécurité américaine à sa petite spécialité locale : tu dois enlever tes chaussures et être passée au rayon X…

Paranoïa bonjour !

Arrivée en salle d’embarquement, tu peux enfin t’assoir et laisser la fatigue t’attraper sauvagement par la gorge pour te dire « bonjour, il est minuit en France, dort ! »

Ce qui tu finiras par faire dans le minuscule avion t’amenant à Kansas City, et ce, même si ton siège est juste à côté des moteurs.

Enfin tu arrives à Kansas City, avec 4h de retard sur le programme, et éveillée depuis plus de 23 heures.

La journée de voyage se termine, les lits de l’hôtel sont semblables à des nuages.

Il reste encore 3 heures de route à faire avant d’arriver à la fac.

Laissez-moi mourir.

Lettre ouverte à Capcom

Cher Capcom,

Suite à l’annonce d’Ace Attorney : Trilogy en Europe, je n’ai pas pu repousser cette lettre plus longtemps. Les fans français d’Ace Attorney n’avaient déjà plus beaucoup de respect pour vous mais cette dernière annonce a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, j’aurai quelques questions à vous poser.

Pensez-vous pouvoir vous moquer des joueurs de cette façon encore longtemps ? Entre les continuelles déceptions et « justifications » qui ressemblent plus à un manque de respect, pensez-vous encore que les joueurs vous font confiance ?

Les joueurs Européens sont fatigués que vous les preniez continuellement pour des abrutis avec vos méthodes douteuses.

Je suis bien consciente que traduire un jeu comme Ace Attorney : Dual Destines, qui est très lourd en texte, références et jeux de mots coûte cher, mais avec tout l’argent que vous vous faites sur les DLC  et autres 14 différentes rééditions de Super Street Fighter 4, c’est de la mauvaise volonté plus qu’un manque de moyen, à ce stade. Surtout quand on sait que le jeu est exclusivement dématérialisé, ce qui permet encore une économie d’argent, et je ne vais même pas parler de l’absence totale de publicité.

Cependant, autant ne pas traduire Ace Attorney : Dual Destinies et le justifier par grosso modo : « On est désolés, on a essayé hein !! Mais c’est trop duuuur et trop cheeeer, alors à la place, on va vous donner des raisons foireuses telles que « respecter l’authenticité du jeu » » était se moquer des fans, autant sortir en Europe un portage non–traduits de jeux à l’origine traduits, c’est de l’irrespect, c’est prendre les joueurs pour des porte-monnaie sans cervelle.

Copier du texte dans le code source du jeu est trop difficile pour vous ?

Tous les jours, les différentes communautés de fans en Europe font votre boulot à votre place GRATUITEMENT, et avec probablement plus de difficultés que vous n’en auriez.

Mais si tout est une question d’argent pour vous, laissez-moi vous poser une autre question : Pensez-vous vraiment que c’est en ne traduisant pas à des jeux destinés à un public non-anglophone que vous arrivez à les vendre ?

Non seulement vous vous moquez des joueurs, mais vous essayez de tuer votre série en Europe !

Ou alors c’est ce que vous voulez, tuer Ace Attorney en Europe pour ne plus avoir à payer la localisation, et puis après tout, les joueurs, c’est pas comme si vous vous en préoccupiez. Ce n’est pas la première fois que vous nous faites ce coup là : Okamiden et Ace Attorney Investigations seulement en anglais, Ace Attorney Investigations 2 et nombre d’autres jeux jamais sortis du Japon.

Sans parler de ce que vous avez fait à Megaman.

C’est quand même incroyable que Nintendo montre plus de respect envers le personnage dans le dernier Super Smash Bros que vous n’en avez montré ces dernières années.

N’est-ce pas un comble que d’autres studios respectent plus vos licences que vous-même ?

Un jour, plus personne n’achètera vos jeux au point que vous ne pourrez plus juste nous punir en refusant de les localiser, et ce jour-là, vous aurez deux solutions : soit revoir vos méthodes marketing et supplier les joueurs de vous pardonner, soit vous faire racheter pour que d’autres fassent votre boulot.

J’ai personnellement hâte que ce jour arrive.

Capcom France n’est pas responsable, je le sais, mais je ne traduirai pas ce message en anglais, je tiens à respecter son authenticité.