Le programme d’échange Episode VII – Orientation et choc culturel

Après le voyage de l’enfer, c’est l’heure du départ pour la fac. Une navette doit venir nous chercher à 10h à l’aéroport pour nous y emmener.  On commence à discuter avec de futurs collègues étudiants d’autres pays, on essaie de se souvenir de tous les prénoms, ce qui est assez compliqué.

Après quelques formalités (étiquetage de valises, appel etc.) le bus part enfin, et comme par hasard tous les français sont au fond.

On change pas une équipe qui gagne, pas vrai ?

Premier arrêt du bus: Mcdo, si tu voulais éviter les clichés, c’est loupé. Le coca est plus sucré et en service à volonté et y a pas de salade au menu.

On a dit pas les clichés !

Après un assez long voyage à parler en français à des français (#dépaysement) et à lire les documents fournis par la madame, tu finis par arriver à la ville de destination, qui te fais bizarrement penser aux Sims.

Tu es finalement prise en charge par ton CIL, responsable d’intégration culturelle, en grossièrement traduit qui te donne ta clé et te conduit à ta chambre… Dans laquelle tu trouves des criquets morts parterre…

Au moins tu as ta propre salle de bain.

A 17h, c’est l’heure d’aller dîner…

A 17h, oui.

Il est conseillé d’avoir un casse-croûte sur soit pour éviter de mourir quand il sera la véritable heure de manger.

Les cafétérias américaines sont assez différentes des cafétérias françaises. Déjà parce-qu’en France on a pas de soda à la cafet’, et encore moins en service à volonté, mais également parce-qu’il est possible de manger de la pizza à TOUS les repas. Sans parler de la glace, en service à volonté, elle aussi.

Les portions sont énormes, la soupe s’apparente plus à un bouillon avec morceaux qu’à une véritable soupe, mais c’est pas grave.

Le fromage est bizarre, ça, par contre, c’est plus grave.

Après dîner on nous emmène à Walmart pour acheter ce dont nous avons besoin, comme du matériel de cours, des couvertures, des Pringles goût pizza…

Le lendemain,  c’est l’orientation qui commence.

On est tous regroupés dans une pièce climatisée, où on nous parle de tout un tas de choses administratives sur le visa et sur comment ne pas se faire dégager des Etats-Unis.

Les américains sont sympa, les italiens aussi, les vietnamiens aussi, les népalais, les chinois…en fait tout le monde est sympa, prêt à t’aider, à te demander d’où tu viens et comment tu t’appelles. Une ambiance assez différente de la France, sans vouloir critiquer la mère patrie, bien sûr.  

Ici, tout le monde te dis « Salut, comment tu vas ? », alors qu’au final, ils veulent pas vraiment savoir comment tu vas, donc tu dois juste répondre « bien et toi ? » ce qui est assez étrange quand on est pas habituée à demander à des inconnus s’ils vont bien.

Tu te rends aussi vite compte d’une chose.

Il y a BEAUCOUP d’asiatiques.

Et bizarrement, beaucoup de français aussi.

Après une bonne heure et demie à écouter ce que le bureau d’internationaux a à nous dire, nous partons enfin visiter le campus , histoire de pouvoir enfin départager les 18 bâtiments en briques rouges.

Il fait beau… très beau…

TROP BEAU !!                                                                                                   

Il fait 37° dehors.

Si vous êtes comme moi et que votre résistance à la chaleur est inversement proportionnelle à votre résistance au froid, vous allez mourir.  Faire toutes les activités prévues comme visiter le campus, faire des jeux de piste et d’une manière générale courir partout, alors que tu es en train de fondre est relativement compliqué.

Autre fait culturel Américain assez marquant :

LES SELFIES.

TOUT LE MONDE prend des selfies avec toi et tes camarades internationaux. Les élèves, le responsable d’intégration, le PROVISEUR DE LA FAC.

TOUT.LE.MONDE.

Et il faut se l’avouer, c’est quand même bizarre d’avoir des doctorants vous dire « mais d’abord je voudrais prendre un selfie avec vous ! ».

C’est donc trois selfies plus tard que vous finirez enfin par vous diriger en direction du labo informatique pour qu’ils puissent expliquer comment fonctionne les différents sites liés à la fac.

C’est également à ce moment-là que tu te rends compte que ta fac en France n’a pas encore payé la fac américaine et que tu leur dois donc 11 000 dollars.

Autant vous dire que le stress qui t’envahit à ce moment-là n’est pas franchement agréable.

Pour conclure cette journée d’orientation forte en émotions et en ampoules, un pique-nique est organisé par les gens de l’international-house (I-house pour faire court). On joue au ballon (enfin, on se prend des ballons dans la figure) et on mange des trucs épicés sur des serviettes, c’est sympa, la délégation française discute entre-elle, toussa.

Rentrée chez toi, c’est en mourant de chaud dans ton lit que tu te dis « J’ai encore une semaine à tenir comme ça… » parce-que je vous ai pas dit, l’orientation dure une semaine !

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