Le programme d’échange Épisode bonus : L’album photo de l’amour

Je vous l’avais promis y a plus d’un an maintenant, voici ENFIN les photos de mon programme d’échange au États-Unis.

Je tiens à m’excuser par avance de la qualité de certaines photos, celles-ci ayant été prises avec mon ancien téléphone portable, on aura fait mieux.

Passez votre curseur sur l’image pour faire apparaître la description de la photo.

Attendez vous aussi à voir pas mal de bouffe. Parce que la bouffe c’est bien.

Lire la suite

Le programme d’échange Episode IX – Thanksgiving et l’ultime voyage

Le temps passe, les cours, les contrôles et les soirées de club se suivent sans grands événements particuliers, Tu passes un Week-end à Chicago, tu bouffes chinois tous les 3 jours…. Puis arrive à la mi-novembre cette fête typiquement américaine que tu vas enfin pouvoir célébrer comme il se doit : Thanksgiving, ou fête de la bouffe, d’après les américains.

En grande chanceuse que tu es, tes relations te permettent d’aller chez quelqu’un pour Thanksgiving et donc de ne pas être complètement à la rue par -5°C pendant une semaine.

Joie !

C’est après 4 heures de route que nous arrivons à Ozark, petite ville du Missouri à côté de Springfield, pour célébrer Thanksgiving dans une famille typiquement américaine, qui t’accueille en te faisant un câlin, qui te dit de faire comme chez toi en t’indiquant où est le garde-manger et qui te pose plein de questions sur ton pays.

Et qui disent les bénédicités avant de manger, aussi.

Typiquement américaine, oui.

Lire la suite

Le programme d’échange Episode VIII – Les cours, les clubs et l’insatisfaction gastronomique

Vers la fin de la semaine d’orientation, les choses se précisent un peu plus pour nous. Les élèves internationaux des années précédentes nous expliquent tout ce qu’il y a à savoir pour bien survivre le semestre, comme l’importance d’assister aux cours et la possibilité de poser des questions aux profs, le climat incertain et les -25°c en hiver et où trouver des livres de cours à moins de 200$.

On nous apprend aussi que la santé aux US, c’est cher (3 249$ pour une bronchite, 41 359$ pour un accident de voiture) donc obligation d’avoir une assurance, car si tu paies pas tes soins, c’est tribunal.

L’Amérique veut ton argent, l’Amérique regarde tes informations pour savoir où tu es et l’Amérique sait ce que tu fais dans le noir.

En fonction du « major » que vous aurez choisi, vous aurez une réunion avec les responsables de ce pôle ainsi avec les autres élèves. Etant donné que j’étais en « Major » d’Espagnol, je devais me rendre à la réunion de bienvenue avec les autres « Major » en langues modernes.

C’est assez sympa d’être une française en major d’espagnol et de discuter avec des américains en major de français.  

Et discuter entre nous, il a bien fallut le faire, étant donné que des problèmes d’emploi du temps ont fait que nous attendions nos professeurs dans la mauvaise salle, dans le mauvais bâtiment.

Après moult pérégrinations, notre groupe arrive finalement à trouver la salle de réunion, où nous attendaient limonade, fruits, et cookies. Chacun d’entre nous s’est séparé par major pour assister au discours profondément inspirant de nos professeurs sur le bien d’apprendre une autre langue.

Et c’est par ça que se conclut la semaine d’orientation.

Les cours peuvent commencer.

Lire la suite

Le programme d’échange Episode VII – Orientation et choc culturel

Après le voyage de l’enfer, c’est l’heure du départ pour la fac. Une navette doit venir nous chercher à 10h à l’aéroport pour nous y emmener.  On commence à discuter avec de futurs collègues étudiants d’autres pays, on essaie de se souvenir de tous les prénoms, ce qui est assez compliqué.

Après quelques formalités (étiquetage de valises, appel etc.) le bus part enfin, et comme par hasard tous les français sont au fond.

On change pas une équipe qui gagne, pas vrai ?

Premier arrêt du bus: Mcdo, si tu voulais éviter les clichés, c’est loupé. Le coca est plus sucré et en service à volonté et y a pas de salade au menu.

On a dit pas les clichés !

Après un assez long voyage à parler en français à des français (#dépaysement) et à lire les documents fournis par la madame, tu finis par arriver à la ville de destination, qui te fais bizarrement penser aux Sims.

Tu es finalement prise en charge par ton CIL, responsable d’intégration culturelle, en grossièrement traduit qui te donne ta clé et te conduit à ta chambre… Dans laquelle tu trouves des criquets morts parterre…

Au moins tu as ta propre salle de bain.

A 17h, c’est l’heure d’aller dîner…

A 17h, oui.

Il est conseillé d’avoir un casse-croûte sur soit pour éviter de mourir quand il sera la véritable heure de manger.

Les cafétérias américaines sont assez différentes des cafétérias françaises. Déjà parce-qu’en France on a pas de soda à la cafet’, et encore moins en service à volonté, mais également parce-qu’il est possible de manger de la pizza à TOUS les repas. Sans parler de la glace, en service à volonté, elle aussi.

Les portions sont énormes, la soupe s’apparente plus à un bouillon avec morceaux qu’à une véritable soupe, mais c’est pas grave.

Le fromage est bizarre, ça, par contre, c’est plus grave.

Après dîner on nous emmène à Walmart pour acheter ce dont nous avons besoin, comme du matériel de cours, des couvertures, des Pringles goût pizza…

Le lendemain,  c’est l’orientation qui commence.

On est tous regroupés dans une pièce climatisée, où on nous parle de tout un tas de choses administratives sur le visa et sur comment ne pas se faire dégager des Etats-Unis.

Les américains sont sympa, les italiens aussi, les vietnamiens aussi, les népalais, les chinois…en fait tout le monde est sympa, prêt à t’aider, à te demander d’où tu viens et comment tu t’appelles. Une ambiance assez différente de la France, sans vouloir critiquer la mère patrie, bien sûr.  

Ici, tout le monde te dis « Salut, comment tu vas ? », alors qu’au final, ils veulent pas vraiment savoir comment tu vas, donc tu dois juste répondre « bien et toi ? » ce qui est assez étrange quand on est pas habituée à demander à des inconnus s’ils vont bien.

Tu te rends aussi vite compte d’une chose.

Il y a BEAUCOUP d’asiatiques.

Et bizarrement, beaucoup de français aussi.

Après une bonne heure et demie à écouter ce que le bureau d’internationaux a à nous dire, nous partons enfin visiter le campus , histoire de pouvoir enfin départager les 18 bâtiments en briques rouges.

Il fait beau… très beau…

TROP BEAU !!                                                                                                   

Il fait 37° dehors.

Si vous êtes comme moi et que votre résistance à la chaleur est inversement proportionnelle à votre résistance au froid, vous allez mourir.  Faire toutes les activités prévues comme visiter le campus, faire des jeux de piste et d’une manière générale courir partout, alors que tu es en train de fondre est relativement compliqué.

Autre fait culturel Américain assez marquant :

LES SELFIES.

TOUT LE MONDE prend des selfies avec toi et tes camarades internationaux. Les élèves, le responsable d’intégration, le PROVISEUR DE LA FAC.

TOUT.LE.MONDE.

Et il faut se l’avouer, c’est quand même bizarre d’avoir des doctorants vous dire « mais d’abord je voudrais prendre un selfie avec vous ! ».

C’est donc trois selfies plus tard que vous finirez enfin par vous diriger en direction du labo informatique pour qu’ils puissent expliquer comment fonctionne les différents sites liés à la fac.

C’est également à ce moment-là que tu te rends compte que ta fac en France n’a pas encore payé la fac américaine et que tu leur dois donc 11 000 dollars.

Autant vous dire que le stress qui t’envahit à ce moment-là n’est pas franchement agréable.

Pour conclure cette journée d’orientation forte en émotions et en ampoules, un pique-nique est organisé par les gens de l’international-house (I-house pour faire court). On joue au ballon (enfin, on se prend des ballons dans la figure) et on mange des trucs épicés sur des serviettes, c’est sympa, la délégation française discute entre-elle, toussa.

Rentrée chez toi, c’est en mourant de chaud dans ton lit que tu te dis « J’ai encore une semaine à tenir comme ça… » parce-que je vous ai pas dit, l’orientation dure une semaine !

Le programme d’échange Episode VI – Le départ et la merde que ça engendre

Un mois s’est écoulé entre le précédent article et celui-ci, c’est le moment de préparer ses valises pour le départ.

Et faire ses valises, c’est vraiment tout un programme !

Tout d’abord il faut savoir que tu peux pas prendre n’importe quelle valise, déjà,  il faut respecter la taille et la limite de poids imposée.

Et après avoir rempli ces conditions, tu dois penser à toutes les choses potentiellement dangereuses pour la sécurité nationale,  comme une bouteille d’eau, ou une lime à ongle.

Tu réalises également que tu ne pourras pas emmener certains de tes chargeurs pour la simple et bonne raison que les Etats-Unis tournent aux 110 volts. Tu vas apprécier de passer 5 mois sans sèche-cheveux, surtout quand il va faire -20 dehors !

Evidemment, quand on prend l’avion, faut quand même se pointer à l’aéroport quelques heures avant le départ, donc il est recommandé d’être sur Paris la veille, pour être sûr.

Et se lever à 6 heures pour prendre un vol qui part à 11, pour être sûr.

Si comme moi, pendant l’enregistrement en ligne du billet vous avez donné votre numéro de téléphone à la compagnie aérienne que vous avez choisi, bon courage.

Non seulement tu es stressée par le départ, mais en plus tu reçois un SMS à 3 heure du matin pour te dire que ton avion aura du retard.

Puis un autre à 4, pour te dire qu’il aura encore ½ heure de retard

Puis encore un autre à 5, parce-que finalement, un peu plus un peu moins…

Arrivée à l’aéroport, avec tout de même de l’espoir, parce-qu’on sait jamais, tu te rends compte que le seul avion avec 1 heure et demi de retard, C’EST LE TIENS HAHAHA.

Evidemment, vu que ton avion est en retard, tu vas rater ta correspondance à Chicago, donc tu es mise sur un autre vol qui te fait arriver 4 heures après l’horaire prévu.

Ce séjour d’étude commence bieeeeen.

Mais heureusement tu ne voyage pas seule. Ça fait un soutiens moral, c’est déjà ça.

Après quelques heures d’attente à l’aéroport nous décidons finalement de passer la sécurité pour entrer en salle d’embarquement.

Enlevage de ceinture, vidage de sac pour mettre tous les objets électronique/métalliques et autres dans les bacs, et évidemment, interdiction formelle d’avoir un liquide quelconque sur soit (eau/crème, etc.)

Et c’est parti pour 9 heures de vol en direction de Chicago, ce qui est tout de même relativement long, il faut se l’avouer. Tu t’ennuies, tu as froid, tu regardes deux film et mange un genre de sandwich à la dinde avec en guise de pain un genre bretzel, tu remplis le papier de la douane pour dire que non, tu n’amènes rien d’illégal sur le sol Américain, et tu arrives enfin à Chicago.

C’est là que l’aventure commence vraiment, quand tu sors de l’avion et que tu ne sais absolument pas où aller. Finalement, il vous vient, à toi et ta camarade de voyage, la merveilleuse idée de lire les panneaux/demander aux gens, et vous vous retrouvez dans la file d’attente pour passer à l’immigration.

File qui dureras finalement DEUX HEURES pour finalement qu’on te demande combien de temps vous restez, ce que tu fais. Deux heures d’attente pour 30 secondes de discussion.

Comme une impression de déjà-vu, pas vous ?

Passé l’immigration, il faut retrouver ta valise, mais étant donné que tu as passé 2 heures dans la file d’attente, elle a déjà été enlevée du tapis roulant.

Tu demandes à une personne, qui demande à une autre personne, qui trouve les valises.

VICTOIRE !

Heureusement que ton prochain vol est dans maintenant 2 heures, ça laisse au moins le temps de trouver le bon terminal dans ce que labyrinthe qu’est l’aéroport de Chicago.

Arrivée à la sécurité, les choses ne s’arrangent… pas vraiment.

Non seulement tu dois encore vider tes sacs, la routine quoi, mais la sécurité américaine à sa petite spécialité locale : tu dois enlever tes chaussures et être passée au rayon X…

Paranoïa bonjour !

Arrivée en salle d’embarquement, tu peux enfin t’assoir et laisser la fatigue t’attraper sauvagement par la gorge pour te dire « bonjour, il est minuit en France, dort ! »

Ce qui tu finiras par faire dans le minuscule avion t’amenant à Kansas City, et ce, même si ton siège est juste à côté des moteurs.

Enfin tu arrives à Kansas City, avec 4h de retard sur le programme, et éveillée depuis plus de 23 heures.

La journée de voyage se termine, les lits de l’hôtel sont semblables à des nuages.

Il reste encore 3 heures de route à faire avant d’arriver à la fac.

Laissez-moi mourir.

Le programme d’échange Episode V – La visite à l’ambassade

La dernière fois qu’on s’est quittés, on en était à notre second dossier d’inscription, mais croyez pas qu’on en a fini avec le visa !

Une fois que tous tes papiers pour ton visa sont prêts, y a plus qu’à se pointer à l’ambassade pour qu’ils puissent enfin vérifier que tu vas pas immigrer illégalement dans leur pays.

Enfin, avant, comme je vous l’ai expliqué, il faut payer les 14$ pour prendre le rendez-vous obligatoire. Et après il faut y aller quoi…

Et évidemment l’ambassade est à 500km de chez toi, donc t’es bonne pour un allez-retour pour Paris.

Le bonheur de se lever à 6h du matin pour aller dans une ville que tu n’aimes pas.  Je vous passe les détails du voyage, je pense que vous avez déjà pris l’autoroute.

Arrivé à Paris, ton premier objectif est de NE PAS FAIRE DE CRISE CARDIAQUE sur le périphérique (disclaimer : ce n’était pas moi qui conduisait), pour ceux qui ont la chance de ne pas connaitre le périphérique, imaginez Mordor, mais en pire.

Le périphérique parisien est un endroit où règne la loi du plus fort, où le respect n’existe plus et où le temps accélère son cours pour faire en sorte que 1h en temps réel soit pour toi 5 minutes en temps périphérique.

Une fois sorti de l’ENFER, il faut maintenant trouver 1 : une place de parking, 2 : de quoi te nourrir pour éviter de décéder.

Heureusement que la salade à 17€ est là pour te sauver. Pour accompagner ça, un demi-litre d’Evian à 6 €.

Fabuleux !

Une fois arrivés à l’ambassade, n’oubliez pas de sortir votre passeport et votre mandat-compte pour que les messieurs de la sécurité vous laisse entrer.

Une fois passé ce premier check-point, vous aurez droit au détecteur de métaux, au cas où vous soyez armés d’une pièce de 20 centimes.

Mais au final, même si tu y vas les mains dans les poches, il y a toujours un détail auquel tu n’as pas pensé : Tu te retrouves à enlever ta ceinture… Ben oui, sinon ça sonne quand tu passes le détecteur. Autant vous dire que les téléphones ou autres trucs dangereux sont interdit dans l’ambassade, donc allez-y les mains dans les poches, c’est plus prudent.

Et enfin tu entres dans l’ambassade.

Youpi, tralala.

Tu prends un ticket à la borne, parce-que si t’as pas de numéro, ils vont pas t’appeler et tu attends parmi la dizaine d’autre gens dans un grand hall avec des chaises, sous le regard bienveillant de Président Obama.

Ton numéro apparait enfin à l’écran et arrive le moment fatidique où tu dois rencontrer quelqu’un qui va vérifier que tes papiers sont en ordre.

Tu te rends compte que tu n’avais pas du tout besoin des 14 différents justificatifs sur ta vie, mais juste ton passeport, ton DS2019, une photo et tes justificatifs de paiement…

Effectivement, ça veut bien dire que tu t’es faite chier pour rien, oui.

Donc, tu donnes tes papiers au mec, etc…

Et là, c’est le drame :

  • On ne prend pas les photos sur fond bleu, vous en avez pas une autre ?
  • Euhm… Non ?
  • Bon, vous n’avez pas 5 euros pour en prendre une ?
  • Euhm… Non…

Tu demandes si éventuellement tu peux ressortir pour aller chercher de l’argent, il répond pas et te demande de poser des doigts sur le boitier pour prendre tes empreintes, te laissant tranquillement nager dans tes sueurs froides.

Il finit de consulter des trucs sur son ordinateur et fini par te rendre tes papiers et te dit de retourner attendre, évidemment sans te préciser si tu dois reprendre une photo ou pas, donc tu dois redemander. Heureusement pour toi, les 3 jours que tu as passé à essayer de mettre la photo dans le dossier de demande en ligne ont payés et ton dossier est sauvé grâce à ça.

Merci pour le coup de pression surtout !

Donc tu retournes attendre.

Ton numéro est de nouveau appelé et tu vas échanger 3 mots en anglais avec une autre personne, qui reprends tes empreintes (au cas où elles aient changé entre temps), tamponne deux trois truc et te dis que tu devrais recevoir ton visa par courrier d’ici 3 jours.

Et tu rentres chez toi.

Au total, une fois rentrée chez toi complètement déchirée, tu auras passé 45 minutes à l’ambassade, dont 40 à attendre en regardant des vidéos de propagande sur la terre de toutes les possibilités.

Je remercie l’Etat Américain pour cette fabuleuse opportunité.

Le programme d’échange Episode IV – Le retour du dossier d’inscription

Le Visa n’était pas suffisant ? Ne vous inquiétez pas, vous allez encore avoir plein de choses à faire avant de enfin pouvoir souffler et vous dire « Ça, c’est fait ! ».

Comme je vous l’ai dit dans mon précédent article, en plus de la préparation de votre Visa, votre université d’accueil vous enverra un joli courrier recommandé avec le véritable dossier d’inscription, parce-que tous les documents que votre autre fac ne servent absolument à rien !

JOIE !

Dans ce courrier recommandé, vous trouverez :

  • Une lettre d’admission qui ne sert à rien du tout car pas recevable pour les demandes de bourse
  • Le maintenant célèbre DS 2019 nécessaire pour le visa
  • Une petite brochure sur la ville où vous passerez 4 mois

Mais aussi un joli un livret avec plein d’infos sur comment va se passer ton début de semestre, toutes les instructions sur comment t’inscrire ainsi que la liste des pièces à fournir.

Et des pièces à fournir, il y en a un paquet, du plus simple, comme simplement remplir certaines fiches à la fin du livret (liste de cours, fiches médicales….), au plus compliqué, comme scanner ET TRADUIRE la page « vaccinations » de son carnet de santé.

Enfin, déjà faut-il le déchiffrer, parce-que je sais pas pour vous, mais mon médecin à une écriture que l’on pourrait comparer à de l’art abstrait : Y’a que lui qui peut comprendre.

Enfin, ne vous inquiétez pas, vous pourrez toujours lui demander de déchiffrer en personne, vu que de toute façon vous devrez aller le voir pour faire un vaccin imposé par la fac.

En effet, pendant que tu galères à regrouper les documents pour ton visa ET pour ton inscription, tu dois aussi te faire vacciner.

Après les épreuves mentales, la tant redoutée épreuve physique.

Heureusement que c’est bientôt fini, hein ?

Le programme d’échange Episode III – Le Visa des ténèbres

Quand je vous ai quitté la dernière fois, je vous contais mes mésaventures avec mon dossier d’inscription.

Presque 1 mois est passé depuis et je viens de recevoir le dossier d’inscription (encore un autre, on en reparlera) de l’université à laquelle je vais aller passer  4 mois et contenant mon sésame pour obtenir mon visa d’étudiante…

ET QUEL VISA !!

Déjà il faut savoir que pour obtenir un visa pour étudier aux Etats-Unis, il faut non seulement fournir à peu près la totalité de tous les justificatifs de ta vie, ceux de tes parents, de ton chat, mais également celui de ta cousine au troisième degré dont tu ignorais l’existence.

Et leur offrir ton âme aussi.

Ils aiment bien quand tu leur donnes ton âme.

Il faut donc attendre d’avoir reçu ton dossier d’inscription contenant THE formulaire qui te permettra d’attester que tu dis pas d’la merde, vérifier qu’il y a pas d’erreurs dessus (pas comme dans le miens…) et c’est là que ça commence à être fun.

Recette pour obtenir un Visa J-1 pour les États-Unis :

  • 3 grammes de passeport
  • 1 formulaire DS-2019 fourni par ta fac aux US
  • 150€ de frais SEVIS
  • 200€ de mandat-compte pour les frais de Visa
  • 10 grammes de page de confirmation du DS-160
  • 1 gramme de photo d’identité
  • Une caisse de justificatifs pour prouver que tu existes et tu es pas un mendiant

Mélangez le tout dans une enveloppe Chronopost à votre adresse, portez le tout au chargé d’entretiens et laissez mijoter à l’ambassade des Etats-Unis pendant 3 jours.

Vous devriez obtenir un visa J-1 programme d’échange gourmand et croquant !

Et vous avez bien lu, j’ai effectivement dit l’ambassade des Etats-Unis.

Celle qui est à Paris, oui.

Car non seulement il te faut un quart de la forêt amazonienne en papiers justificatifs, mais en plus il faut aller se pointer à un entretien (obligatoire ET payant) à +500km de chez toi.

You.hou.

Le programme d’échange Episode I – La paperasse de l’extrême

Etre étudiant en Langues Etrangères Appliquées, ça veut parfois dire, en fonction d’où tu es, que tu vas devoir passer un semestre en Programme d’Echange (ou ERASMUS, pour ceux qui aiment les philosophes hollandais).

Partir à l’étranger c’est sympa, tu rencontres des gens, tu pratiques la langue, c’est sympa, donc évidemment, t’es enthousiaste à l’idée de participer à ce genre de programme, sauf que voilà : Avant de profiter de la vie dans un autre pays, il faut d’abord affronter Miss Administration et sa terrible acolyte Paperasse-Girl.

Pour commencer, ton gentil responsable de filière (AKA la personne à voir dès qu’il y a un pet de travers) va te donner une petite liste d’universités partenaires à partir de laquelle il faudra exprimer des vœux.

Et c’est après que ça devient drôle.

Si ton premier  choix a été validé, tu devras constituer un dossier pour l’envoyer à l’université qui t’accueillera. Autant vous dire que c’est la joie à faire. Surtout si, comme moi, vous avez choisi d’aller aux Etats-Unis, là où on met plus de temps à remplir des papiers que l’on  n’en met pour résoudre une équation du second degré.

Pour préparer ton dossier pour un Programme d’Echange au doux pays de la nourriture pas très bonne pour toi, il faudra donc :

  • Les bulletins de notes des semestres d’avant en français et anglais (donc va traduire tes bulletins mon frère !)
  • La liste des cours en français et anglais (ceux que tu as eu et ceux que tu feras, évidemment)
  • Une photocopie du passeport
  • Des documents à faire remplir par ta banque pour garantir que « oui, je peux payer, vous inquiétez pas, je vais pas vivre à vos crochets. »
  • Un AUTRE document de la banque qui dit que oui, tes parents peuvent te passer de l’argent
  • L’éternelle lettre de motivation
  • Une petite rédaction personnelle en sus
  • Les documents fournis par la fac, histoire qu’ils oublient pas qui tu es (et toi non plus, n’oublie pas qui tu es, Simba)
  • SANS oublier non plus l’enveloppe timbrée à 100g à ton adresse, parce-que c’est pas non plus eux qui vont payer le courrier, enfin !

En plus de cette liste, si comme moi vous vivez dans l’espace Schengen et que vous n’en êtes jamais sorti, vous n’avez évidemment pas de passeport, donc ça nous fait un gentil bonus de 10% de paperasse en plus. JOIE.

Et puisque tous ces papiers à donner c’est clairement pas suffisant (ben oui, si c’était trop, tu serais pas à tweeter ce que t’as mangé !), tu dois aussi trouver tes cours, regarder pour une demande de Visa (P-P-PLUS DE PAPIERS !!) et les restrictions d’aéroport, faire photos d’identité et puis, tant que tu y es, numériser la totalité des documents te concernant et ce depuis ta naissance, juste au cas où.

Une fois le dossier parti, tu entres dans la terriblement reposante phase d’attente pendant laquelle ta fac envoie ton dossier à une autre fac, et où tu pries pour que tous tes papiers soient en ordre.

Mais y a aucune raison de s’inquiéter, pas vrai ?